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Brexit, Donald Trump, Gilets Jaunes : le vin est tiré, l’Afrique doit boire !

Entreprises sinistrées et chiffres d’affaires en chute. Le régime Macron tente de désamorcer la bombe.

Les événements de ces dernières années dans le monde roulent en faveur de l’Afrique. De l’élection de Donald Trump, au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne en passant par l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée et aujourd’hui, la crise sociale qui secoue la France.

Le nouvel ordre mondial aux abois

Le président américain est venu avec une philosophie de rupture avec la routine du nouvel ordre mondial. Washington prône le protectionnisme. Pour l’administration Trump, c’est l’Amérique d’abord ! Le reste après. Qu’on l’aime ou pas, le locataire de la Maison Blanche fait le nécessaire pour redonner aux Etats-Unis ses lettres de noblesse. Aujourd’hui, nous constatons que l’économie est en plein essor. Les médias ne trouvent plus les mots pour la qualifier. Ce qui fait que la cote de popularité de Trump ne cesse de grimper.

Pendant ce temps, la France d’Emmanuel Macron est sur les braises. Le plus jeune chef de l’Etat français fait face à une crise sociale sans précédent. Des « gilets jaunes » dénoncent l’injustice sociale depuis bientôt un mois. Les taxes imposées par le gouvernement asphyxient  la classe moyenne, qui n’en peut plus. Le match se joue désormais tous les samedis dans plusieurs rues de la France. Les violences ont grimpé d’un cran le week-end dernier.

Je crois que la cible réelle de ces manifestations, c’est l’Union européenne (UE). En déstabilisant la France, les « gilets jaunes » savent pertinemment qu’ils touchent le cœur de l’Europe déjà affaiblie par le départ du Royaume-Uni. L’UE quitte de 28 à 27 pays. Ce qui ouvre à l’Afrique une nouvelle porte de renégociation des accords commerciaux entre autres.

Chère Afrique, le monde t’écoute

Face à tous ces événements que je viens de brosser, l’Afrique a un choix : prendre son envol ou rester un esclave moderne. Toutes les conditions sont réunies pour que notre continent parle d’égal à égal avec les autres dirigeants du monde, sauf si nos décideurs confirment la thèse selon laquelle « ils sont les espions ou employés de nos anciens colonisateurs sur le continent ». Si la réponse à cette préoccupation est « NON », alors je crois qu’il est grand temps de rendre à l’Union africaine autonome en la finançant.

Nos institutions ne doivent plus vivre avec les fonds venus d’ailleurs. C’est tout simplement perpétuer la précarité et la soumission à nos bailleurs de fonds. L’Afrique doit se positionner avec ses différents instruments d’intégration. Dans une chronique parue justement dans l’hebdomadaire Intégration ce lundi 3 décembre 2018, le spécialiste des relations internationales, Zacharie Roger Mbarga, pense que « L’Afrique a besoin de son intraproductivité. Cela passe aussi par l’atténuation de l’externalité européenne! La Chine a suffisamment profité des négociations du Brexit et des tensions intereuropéennes. L’Afrique a besoin de se construire en elle-même ! Face à l’incertitude économique internationale marquée par le Brexit, l’Iran, la réforme de l’Organisation mondiale du Commerce et la guerre commerciale autour du pacifique et de la Chine, l’Afrique devrait mettre sur pied son marché unique ». Tout est dit ! La balle est dans notre camp.

Didier Ndengue
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1 Comment
  • Henri Marcel Atangana
    4 décembre 2018 at 14 h 01 min

    Le modèle occidental est en difficultés, c’est certain.Mais le plus grand défi de l’Afrique aujourd’hui est d’avoir le courage de sortir d’une espèce de zone de confort pour relever l’opportunité qui s’offre à nous, et ce n’est pas une sinécure.

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