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Ça chauffe, ça fait « tchoukoutchoukou » dans ma tête

Le groupe Bolloré pour ne prendre que cet exemple, à travers ses multiples filiales, contrôle tout au Cameroun, à part l’air qu’on respire, pour le moment bien-sûr ! Le Français contrôle le chemin de fer (Camrail), le cinéma (Vivendi), la musique (Universal), l’information (ses multiples chaînes d’information), les consciences (les Novelas, etc.)

Le groupe Bolloré pour ne prendre que cet exemple, à travers ses multiples filiales, contrôle tout au Cameroun, à part l’air qu’on respire, pour le moment bien-sûr ! Le Français contrôle le chemin de fer (Camrail), le cinéma (Vivendi), la musique (Universal), l’information (ses multiples chaînes d’information), les consciences (les Novelas, etc.)

Il détermine carrément notre comportement au quotidien et influence notre avenir. Il embauche directement ou indirectement les jeunes artistes musiciens très suivis et humoristes qui ont le vent en poupe, qu’il façonne à sa manière. Il construit les salles de cinéma et diffuse les films et documentaires de son goût, bien concoctés dans ses laboratoires.

Or, sur le plan musical par exemple, si dans chaque région du Cameroun, les élites mettaient sur pied un fonds pour soutenir les artistes locaux, ces derniers n’auraient plus besoin de mendier les passages dans les medias occidentaux. Et ce sera une bonne chose pour la promotion des rythmes de chez nous et la culture camerounaise.

En fait, on respire et marchent à son rythme. Même dans nos médias privés, il a son mot à dire. D’ailleurs les rédacteurs en chef savent tous qu’on ne dénonce pas le « grand Bolloré » n’importe comment. Les représailles pourraient être très sévères.

Et nos hommes d’affaires dans tout ça ?

Visiblement, le mec n’a pas encore dit son dernier mot dans notre pays. Pendant qu’il peaufine ses stratégies de conquête de l’actuelle et de la future génération, nos opérateurs économiques locaux laissent faire. Ils ne pensent pas à ouvrir une salle de cinéma, à investir sur des jeunes artistes montants, sur des startups, dans des labels ou sur des initiatives qui valorisent nos cultures. Rien. Le groupe Bolloré pour ne prendre que cet exemple, à travers ses multiples filiales, contrôle tout au Cameroun, à part l’air qu’on respire, pour le moment bien-sûr ! Le Français contrôle le chemin de fer (Camrail), le cinéma (Vivendi), la musique (Universal), l’information (ses multiples chaînes d’information), les consciences (les Novelas, etc.)

Tous ont les yeux rivés sur le gouvernement, à qui ils réclament un meilleur climat des affaires. Un environnement propice pour former des champions nationaux. Mince !!! Mais comment Bolloré, Dangote et tous les autres étrangers font-ils pour percer dans tous les domaines dans notre pays, si le climat des affaires est si moche ? Certains me diront qu’ils corrompent nos dirigeants pour avoir des facilités. Et ? On appelle cela du lobbying.

Vous remarquerez que dans ces entreprises étrangères, les chefs n’attendent presque rien des politiques, à part quelques papiers pour faciliter leur déploiement et la conquête du marché local. Nos dirigeants politiques refuseraient-ils les mêmes papiers aux opérateurs économiques locaux ? Si oui, le font-ils exprès ? Pour quel but ? Ou alors ce sont nos opérateurs économiques qui manquent de visions, de projets d’innovation ? Je ne sais pas.

Moi je veux bien qu’on m’explique ce phénomène, je ne veux pas mourir bête hein.

Didier Ndengue
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