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Cameroun : une intervention humanitaire de l’ONU pour troubler notre dialogue, non merci !

Quel culot ! Ils balaient d’un revers de la main tous les efforts fournis par Yaoundé depuis le déclenchement de cette crise. A les entendre parler hier pendant la réunion privée organisée par les Usa, dans les locaux du Conseil de sécurité de l’ONU, on dirait que rien n’a jamais été fait dans ce pays qu’ils qualifient indirectement d’enfer, pour sortir des multiples crises qui ont des tentacules à l’extérieur. Comme si les armes et munitions utilisées par les insurgés dans les régions anglophones étaient des fabrications camerounaises.

Quel culot ! Ils balaient d’un revers de la main tous les efforts fournis par Yaoundé depuis le déclenchement de cette crise. A les entendre parler hier pendant la réunion privée organisée par les Usa, dans les locaux du Conseil de sécurité de l’ONU, on dirait que rien n’a jamais été fait dans ce pays qu’ils qualifient indirectement d’enfer, pour sortir des multiples crises qui ont des tentacules à l’extérieur. Comme si les armes et munitions utilisées par les insurgés dans les régions anglophones étaient des fabrications camerounaises.

C’est curieux, mais ils ne condamnent pas ceux qui fournissent ce matériel de guerre, encore moins sur ceux qui les financent. Ils ne se souviennent même pas que ces crises sont financées depuis l’extérieur, comme l’ont affirmé certains eurodéputés il y a quelques semaines. Ils disent « on doit intervenir car l’heure est grave ! » Eux qui ferment les yeux quand les collectes de fonds de guerre se déroulent sur leurs sols, au vu et au su de tous. Eux qui protègent ceux que le président Biya appelle « opérateurs de guerre » et font d’eux des héros.

Eux qui ferment également les yeux sur les mesures de sortie de crises, concrètes prises par Yaoundé et les multiples appels au dialogue lancés depuis le début de ce mouvement. Les mesures y relatives portent même déjà leurs fruits. Ces « maîtres du monde » deviennent subitement myopes quand des ex-combattants anglophones déposent les armes, sous l’impulsion du gouvernement pour rejoindre les camps du « Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration » à pied d’œuvre dans les régions septentrionales et dans le Nord-Ouest et les Sud-ouest du Cameroun. Yaoundé n’a pourtant pas attendu la « pression internationale » pour régler cette crise. Est-ce qu’ils savent même qu’une centaine de rebelles et sécessionnistes ont déjà déposé les armes  pour rejoindre le comité de désarmement? Non ! Comment peuvent-ils le savoir quand leur seul et unique but est l’insurrection ?

C’est quand même curieux hein ! Des témoignages et vidéos sont pourtant là. Ils circulent même dans les médias. Ils n’en parlent pas. Leurs sous-traitants ici sur place non plus. Et pourtant cet organisme placé sous l’autorité du Premier ministre, dont la mission est d’organiser, d’encadrer et de gérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, compte déjà plusieurs clients. Des télévisions, (Canal2, CRTV), blogs et autres plateformes en ligne en parlent, avec preuves à  l’appui. En attendant le dialogue en perspective, prôné depuis deux ans par le chef de l’Etat camerounais, ces ex-combattants sont aux petits soins dans ces camps.

Malgré toutes ces preuves palpables, certains parlent du folklore, de mise en scène du gouvernement, « pour prouver à la communauté internationale qu’il travaille ». Ils refusent de voir la vérité en face. Mais ce n’est jamais une mise en scène ou du folklore quand les organisations de « défense des droits de l’homme » gonflent les chiffres des morts dans leurs différents rapports, pour séduire les bailleurs de fonds. Non ! Le gouvernement a toujours tord. Ceux qui ont toujours raison, ce sont les organisations dites humanitaires, qui sont au service des lobbies.

Heureusement qu’il existe encore des personnes raisonnables, éclairées, qui savent très bien que les organisations dites «humanitaires », n’ont une bonne santé financière que quand il y a guerre et mort d’homme. Sinon, elles galèrent, sans boulot, sans financements. La guerre semble être un business très juteux. C’est pour cela qu’ils doivent fournir tous les efforts possibles, avec subtilité, pour faire tourner leurs affaires. Le gouvernement, et les populations camerounaises éveillés sont au courant. C’est pour cela qu’ils ne laisseront pas les frères et sœurs du Nord-Ouest et du Sud-ouest entre les mains de ces « humanitaires ».

Didier Ndengue
Lire aussi : Tommo Monthe : «nous sommes venus dire que le Cameroun est debout, têtu comme la vérité»
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