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Crise anglophone : les non-dits de la réunion prévue au siège du Conseil de sécurité ce 13 mai

Après avoir reçu une fin de non-recevoir de sept membres du Conseil, les Etats-Unis ont sollicité l’une des salles de réunion de l’institution à New-York, pour tenir une rencontre « privée » en faveur du Cameroun sur la « situation humanitaire ».

Après avoir reçu une fin de non-recevoir de sept membres du Conseil, les Etats-Unis ont sollicité l’une des salles de réunion de l’institution à New-York, pour tenir une rencontre « privée » en faveur du Cameroun sur la « situation humanitaire ».

On en sait un peu plus sur les initiatives privées prévues au siège du Conseil de sécurité de l’ONU ce lundi 13 mai 2019. Ce jour, se tient effectivement une réunion « informelle », organisée par les USA. Elle ne rentre pas dans l’agenda officiel et officieux du Conseil. Les organisateurs se pencheront en effet sur la « situation humanitaire » au Cameroun.

Une source proche de la diplomatie camerounaise insiste que la réunion qui se tient de 15h à 17h, dans les locaux du Conseil de sécurité, « n’est pas une réunion du Conseil, même pas une réunion informelle ».

« Pour ne pas perdre la face sans doute, les USA ont changé de fusil d’épaule et ont décidé d’organiser une sorte de table-ronde sur la « situation humanitaire » au Cameroun, le même jour à la même heure, en sollicitant les locaux du Conseil », rapporte notre source. La réunion qui sera présidée par Chalet Norman, ambassadeur des USA à l’ONU, « vise à mobiliser des appuis en faveur du Cameroun pour l’aider à surmonter la situation humanitaire », apprend-on.

Rappelons que le 1er mai dernier, Washington avait invité les Etats membres du Conseil à se pencher sur la situation sécuritaire au Cameroun, à travers une « réunion informelle ».  Mais sept membres parmi lesquels la Chine, la Russie, la Côte d’ivoire, l’Afrique du Sud, la Guinée Équatoriale, le Pérou et le Koweit « avaient mis en échec cette tentative, rappelant que le CS ne se saisit d’une situation que lorsque celle-ci concerne ou menace la paix et la sécurité internationales ».

Didier Ndengue
Lire aussi : Crise anglophone : la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU annulée
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