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Daniel Ona Ondo : « Qu’on s’accepte mutuellement en Afrique centrale »

Comme en Afrique de l’Ouest, le président de la Commission de la Cemac exhorte les populations de sa communauté à changer de mentalité pour rendre la libre circulation effective.

Comme en Afrique de l’Ouest, le président de la Commission de la Cemac exhorte les populations de sa communauté à changer de mentalité pour rendre la libre circulation effective.

Je crie haut et fort que l’intégration en Afrique centrale souffre à cause de l’égoïsme qui nous caractérise. Notre état d’esprit n’est pas favorable à une véritable libre circulation des personnes et des biens dans cette communauté. Contrairement en Afrique de l’Ouest, où on a du mal à reconnaitre un malien et un sénégalais. Ils se considèrent tous comme des frères et sœurs et laissent leurs frontières ouvertes.

Chez nous en Afrique centrale, je n’indexerai pas seulement les dirigeants, qui ne font pas assez d’efforts pour concrétiser les projets intégrateurs, mais aussi les populations qui se regardent souvent en chiens de faïence. L’égoïsme des Camerounais ou la xénophobie des Equato-guinéens n’ont pas leur place dans notre sous-région. Daniel Ona Ondo, le président de la commission de la Cemac croit qu’il faut éduquer les populations. « Que les Camerounais ne soient pas mal vus au Gabon, qu’un Gabonais ne soit pas mal vu en République Centrafricaine, qu’on s’accepte mutuellement ».

L’économiste en chef de la communauté rassure néanmoins que toutes les dispositions sont prises pour atteindre cet objectif. De façon concrète, des points de passage de la Cemac ont été aménagés dans nos différents aéroports, un peu comme les passages de l’Union européenne (UE) dans les aéroports de France, etc.

La Cemac a réglé sa dette vis-à-vis d’Interpol, qui se charge de la confection des passeports sécurisés. « Nous allons faire en sorte que tous les points de passage soient sécurisés », rassure Daniel Ona Ondo, qui en appelle à un changement total de mentalités dans notre communauté pour tordre le cou aux crises économiques, humanitaires, sécuritaires.

 

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