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Développement urbain : Ketcha Courtès coache les maires

L’ancien édile de la commune d’arrondissement de Bangangte milite pour un Cameroun propre et sain. Une mission qui passe par une prise de conscience collective.

L’ancien édile de la commune d’arrondissement de Bangangte milite pour un Cameroun propre et sain. Une mission qui passe par une prise de conscience collective.  

Elle charge le pas sur chaque chantier. Mine toujours sérieuse quand elle est au front, l’ancienne maire de Bangangte dégage une puissance digne d’une femme de fer. Quand elle s’exprime, c’est pour mettre la population au cœur de l’action. Elle ne fait pas de cadeau aux élus locaux paresseux ou aux entreprises championnes du bricolage et des retards dans l’exécution des travaux visant à améliorer les conditions de vie des populations. Visiblement, Célestine Ketcha Courtès ne fait pas dans la langue de bois. Les élus locaux de Maroua ne me démentiront pas. Eux à qui la patronne du développement urbain a remonté les bretelles lors de son dernier séjour dans la région septentrionale.

« Ce que je vois à Maroua, la dégradation de la voirie, monsieur le gouverneur, ça m’a fait mal au plus haut point », déplore le ministre. « C’est une responsabilité lourde d’accepter d’être maire et de porter la responsabilité d’accompagner le développement, il faut assumer », ajoute-t-elle.

Jusqu’à présent, la commune de Bangangte qu’elle a fièrement dirigée avant sa nomination, reste la ville la plus propre de l’Ouest Cameroun, même si certaines langues se lèvent pour dire qu’elle « a mis du verni sur des vieux ongles ». De mémoire de maire, Ketcha Courtès garde à l’esprit que quand une ville est polluée, « ce sont les maires qui ont été choisis qui doivent se sentir mal dans ce genre de situation».

Une prise de conscience s’impose

Elle laisse ses empreintes dans chaque ville que ses pieds frôlent. Célestine Ketcha Courtès voit un futur Bangangte en chacune d’elles. Mais les efforts doivent être collectifs. « Organisez la population. Profitez du dévouement de monsieur le gouverneur, qui met des bottes, qui met des jeans, qui descend sur le terrain », suggérait-elle à Maroua. Ce message est valable pour toutes les villes du Cameroun, où la prise de conscience au niveau local s’impose.

Sans une prise de conscience collective, le ministre croit que « la région en question, les villes en question, ne décolleront pas et, malheureusement, ils (maires) seront comptables devant leurs populations et devant l’Eternel parce que quand ils ne seront plus maires, ils seront dans la ville. Quand ils vont passer, on va dire : les voilà. Ils sont eux-mêmes dans les trous ». Pour éviter cette honte, Célestine Ketcha Courtès intensifie la sensibilisation dans chaque ville du pays où le devoir l’appelle.

Didier Ndengue    
Lire aussi : Effondrement de ponts de Maroua et Tokombere : Paul Biya prescrit des mesures urgentes
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