A la une Afrique Diplomatie

Dialogue national au Cameroun : le clap de fin se fera en toute lucidité

Dans un tweet, il y a une trentaine de minutes, le chef de l'État invite le peuple camerounais à rester focus sur la recherche de la paix et d’unité nationale. « Nous n’avons qu’une patrie. Il est de notre devoir de la défendre et de la conduire, tous ensemble, sur les chemins de la grandeur et de la prospérité pour tous », écrit Paul Biya.

Le Cameroun traverse une période extrêmement importante de son histoire. Notre pays est comme qui dirait à la croisée des chemins. Le chef de l’Etat Paul Biya est confronté à plusieurs crises sécuritaires, et sociopolitiques, qui lui poussent à se surpasser. En fin stratège, le successeur d’Ahmadou Ahidjo doit trouver des solutions adéquates et concrètes pour redéfinir le nouveau Cameroun, sans déchirer les communautés.

C’est un passage obligatoire, qui mérite une attention particulière d’une population déboussolée, en manque de repère, d’affection et déracinée, qui semble avoir perdu toutes les valeurs qui caractérisent notre peuple. Pour comprendre le phénomène actuel, et les solutions en cours d’exécution, il faut une extrême lucidité. En d’autres mots, il faut une concentration accrue. Il faut tout faire pour s’entourer des pensées essentiellement positives. Considérez le chef de l’Etat actuel comme le chef suprême de votre village, à qui vous ne devez jamais manquer de respect, même en secret. Et que vous n’insulterez jamais sur les réseaux, parce que vous avez peur de la malédiction.

Faisons un effort de bannir de nos têtes les mensonges importés qu’on appelle « droits de l’homme », « démocratie », ou « liberté d’expression », qui sont une arnaque légendaire qu’on inculque aux peuples aux esprits faibles et manipulables. Je vous propose d’aller parler de toutes ces choses en Arabie Saoudite, ou à vos rois du village.

Mais là n’est pas le débat. Je voudrai seulement que chacun se mette dans la peau d’un pur africain. Que la bonté, l’hospitalité, la générosité, la pureté du cœur, l’amour, reviennent habiter en nous. Cela nous aidera à comprendre le dialogue national en cours. Ne nous laissons par distraire par les sons de cloche provenant des horizons divers. Nous n’en avons pas besoin pour bâtir notre jardin.

Nous devons admettre qu’à ce stade, c’est Paul Biya qui tient le destin de tout le Cameroun entre ses mains. Il est au cœur de l’histoire, qu’on le veuille ou pas. Et il doit trancher. Le plus tôt possible, de la plus belle des manières pour satisfaire son peuple et ses nombreux partenaires. La plus belle sera une surprise. En tout cas, ce qui fait le charme d’un leader, c’est sa capacité à surprendre. Il sonde les cœurs et tranche pour le bien de tous.

Je ne vais donc pas entrer dans les secrets des dieux pour savoir ce qu’il fera de magnifique après 37 ans de règne. Tout ce que je sais, c’est qu’il fera quelque chose de spécial dans les prochains jours qui surprendra le monde entier. L’histoire le retiendra. Nous la rendrons fidèlement pour les prochaines générations, sans rien tronquer. Même ceux qui veulent nous troubler, nous distraire pendant ces moments historiques, ne réussiront pas. Je suis désolé pour eux. Donc pour comprendre les nouvelles pages de l’histoire du Cameroun qui se dessinent aisément depuis quelques années, il faut rester lucide.

Didier Ndengue
Lire aussi : Tommo Monthe : «nous sommes venus dire que le Cameroun est debout, têtu comme la vérité»
PARTAGER
ARTICLES SIMILAIRES
Il écrit depuis plus de cinq décennies. Ses bouquins tournent autour de la mémoire collective africaine. Contre vents et marées, il reste debout comme un roc. Le prince des Bele Bele, âgé de 71 ans, est mon coup de cœur de la semaine.
Histoire de l’humanité : la curieuse amnésie des Occidentaux
Les pays qui utilisent le FCFA sont encore touchés par une décision des puissances externes qui peut conduire à la fermeture de plus de 60% des banques mono-États (banques nationales) d'ici 2022.
Politique monétaire : le FCFA étrangle plus de 60% de banques africaines
Live : Share’On enflamme l’Institut Français de Douala
2 Comments

Laissez votre réponse

*