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Doual’air : le groupe français Servair sert une nourriture avariée au PCA

Malgré l'expiration du contrat assistance technique depuis le 31 décembre 2018, le groupe français actionnaire minoritaire, use de stratagèmes pour arracher le pouvoir aux actionnaires locaux pourtant majoritaires.

Malgré l’expiration du contrat d’assistance technique depuis le 31 décembre 2018, le groupe français actionnaire minoritaire, use de stratagèmes pour arracher le pouvoir aux actionnaires locaux pourtant majoritaires.

C’est une patate chaude, au gout très amère, que ne digère pas la succession Albert Nkembe  et le président du conseil d’administration Oliver Célestin Nkembe. Ils appellent la communauté nationale à témoin sur cette acrobatie aux allures de colonisation. Lʹagenda de ceux qui veulent faire main basse sur leur entreprise est longtemps resté caché, les intentions longtemps dissimulées.

Mais les appétits démesurés ont fini par dévoiler la face cachée,  de lʹactionnaire français qui mijote à vau-l’eau des coups afin de prendre la tête de ce fleuron national créé en 1977 par le Camerounais Albert Nkembe dont les fils détiennent un peu plus 43% des actions de Doual’air SA.

Le PCA de l’entreprise apprend que le groupe Servair met tout en œuvre pour racheter les 31% détenus par l’État du Cameroun afin de passer actionnaire majoritaire et dans la foulée contraindre les actionnaires privés camerounais de Doual’air à vendre leurs actions et libérer le plancher.

Cette supercherie serait « orchestrée avec l’aide de Ondigui Owona Solange, présidente de la commission de liquidation de Camair », sʹoffusque Me Célestin Kengoum, avocat de la succession Nkembe.

Passage en force et snobisme

Le 10 janvier 2019, le groupe Servair, actionnaire minoritaire avec 25% a, indique le conseil juridique de la succession Nkembe « organisé de façon illégale et sous la complicité de certains administrateurs véreux  de l’Etat du Cameroun, un conseil dʹadministration. Un conseil dʹadministration dont les objectifs étaient: la destitution du PCA actuel Olivier célestin Nkembe en remplacement de Ondigui Owona Solange, présidente de la commission de liquidation de Camair ».

Ce conseil dʹadministration avait pourtant été interdit par le président du TGI du Wouri. Il avait entre autres points à l’ordre du jour : le maintien en poste du directeur général, Mark Braastad.

On se souvient pourtant que le ministère de l’Emploi avait servi des jours avant une lettre de révocation au Français. Ce document indique que Marc Braastad ne devait plus être à la tête de cette structure. On lui reproche une gestion calamiteuse de Doual’air.  « Aujourd’hui, il y a une affaire pendante devant le TPI de Douala Bonanjo aux fins de la désignation d’un expert de gestion pour faire l’audit de la gestion de lʹex DG Mark Braastad. IL s’agit de rassembler les bilans qui ont été présentés pendant son séjour 2014­2017, faire une extraction des rapports et faire une conclusion pour présenter afin qu’il puisse répondre pénalement des fautes de gestion qu’il aurait commises. Et pour que Servair qui est actionnaire et administrateur puisse répondre sur le plan civil des fautes commises par son mandataire », précise Me Célestin Kengoum.

Malgré toutes ces injonctions et ces rappels à l’ordre des autorités judiciaires et administratives du Cameroun, le Français donc le contrat est caduc depuis le 31 décembre 2018, continue son bras de fer.

Elthon Djeutcha
Lire aussi : Yvonne Buanenku, une réfugiée Congolaise meurt à petit feu sous le regard complice du HCR
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