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Eau minérale naturelle : l’armée américaine s’abreuve au Cameroun

Le contrat de partenariat liant la Société des eaux minérales du Cameroun (Semc) a été renouvelé l’année dernière. Nous avons effectué une visite sur le site de production des sources Tangui et Vitale dans le Moungo mercredi 03 avril 2019 pour mieux comprendre pourquoi les troupes américaines étanchent leur soif avec ce précieux liquide tiré du sous-sol camerounais.

Le contrat de partenariat  liant  la Société des eaux minérales du Cameroun (Semc) a été renouvelé l’année dernière. Nous avons effectué une visite sur le site de production des sources Tangui et Vitale dans le Moungo mercredi 03 avril 2019 pour mieux comprendre pourquoi les troupes américaines étanchent leur soif avec ce précieux liquide tiré du sous-sol camerounais.

A quelques mètres de l’arrondissement de Mbanga, dans la région du Littoral, nous arrivons au village Tangui. Ici, la Société des eaux minérales du Cameroun (Semc), filiale du groupe de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc), a érigé l’usine de production de ses eaux minérales et naturelles Tangui et Vitale. Elle est étalée sur 9 hectares.

Plongeons dans des eaux premium

En cette matinée du mercredi 03 avril 2019, il est environ 11h. Le soleil est au zénith. Les employés de la Semc courent dans tous les sens. Chacun remplit sa tâche régalienne. L’équipe du Réseau national des consommateurs du Cameroun (Rnc), conduit par son président exécutif, Francis Hervé Eyalla Saba, inspecte le site de production de l’une des eaux minérales naturelles les plus prisées par les consommateurs.

La démarche consiste à toucher du doigt les réalités du terrain afin de rassurer le consommateur sur la qualité de cette eau, parfois redoutée par certains. Sourire aux lèvres, Francine Ngoudjo, Brand manager eaux et sirops au groupe Sabc, nous accueille joyeusement à l’entrée de l’usine. Elle nous conduit ensuite dans une salle pour nous détendre et profiter de quelques jus et eau produits par son entreprise. Quelques minutes plus tard, elle va nous confier à son collègue Stéphane Tanko. Le responsable Qhse sera notre guide. Notre première escale nous conduit au forage III, où est captée la source Vitale, fait en 2015. Stéphane nous apprend que sa profondeur est de 158 mètres. Son périmètre de protection s’étend sur 3 kilomètres.

Situé un peu plus loin, le forage de la source minérale naturelle Tangui, avec ses 165 mètres de profondeur,  est opérationnel depuis mai 2005. Il se trouve dans le même périmètre que le forage de Vitale. Les deux bénéficient des mêmes mesures de protection.

Ce site riche en eau minérale naturelle, a été découvert il y a un peu plus de 40 ans. Il compte trois niveaux de protection (immédiat, rapproché et éloigné). A la grande satisfaction du président du Rnc, content de savoir que tout est mis en œuvre pour que ses protégés soient à l’abri des maux liés aux eaux : « C’est un produit de qualité, ce que nous avons vu, les process qualité sont là, les points de risques sont maîtrisés. Et zéro point de contact avec la personne humaine depuis le point de captage jusqu’à la table du consommateur, il n’y a aucun point de contact avec le produit ».

Le contrat de partenariat liant la Société des eaux minérales du Cameroun (Semc) a été renouvelé l’année dernière. Nous avons effectué une visite sur le site de production des sources Tangui et Vitale dans le Moungo mercredi 03 avril 2019 pour mieux comprendre pourquoi les troupes américaines étanchent leur soif avec ce précieux liquide tiré du sous-sol camerounais.

L’armée américaine étanche sa soif

Après les forages, nous voici à la station de traitement de l’eau de la source Vitale. Annie Christiane Ngui, chef  laboratoire, nous déroule le tapis rouge. Elle nous présente les différents filtres par où les eaux des deux forages passent avant d’être embouteillées. Une fois dans la zone réservée au conditionnement, nous apprenons que 16000 bouteilles d’eau sont embouteillées par heure. Notre point de chute, avant l’étape suivante, est le laboratoire où « nous faisons des analyses pour garantir la conformité », rassure Annie Christiane. Il s’agit des analyses physico-chimiques, microbiologies, etc. Dans la salle de conférence qui marque le dernier tournant de notre visite, Marcel Nen Ebongue, ingénieur principal eaux et fluides, fait le rappel historique de l’usine.

De lui, on apprendra que la Semc est la seule structure agrée pour livrer de l’eau aux troupes américaines déployées dans plusieurs théâtres de guerre en Afrique. « Il se passe que l’armée américaine, a prélevé des échantillons d’eau sur le territoire national et partout dans la sous-région, pour savoir quelle eau était indiquée pour leur consommation pendant leur séjour dans l’Extrême-Nord et au Tchad. Alors ces eaux ont été envoyées dans les laboratoires de référence aux Etats-Unis. Elles ont subi toutes les analyses physico-chimiques et bactériologiques qui correspondent à la norme américaine. Et il faut dire que cette norme, une fois que nous l’avons regardée de notre coté, comportait des analyses qui ne sont pas  faites dans des laboratoires de référence européens. C’est des analyses qui coûtent très chers, et des laboratoires en Europe ne sont pas encore équipés pour ça », explique le directeur de l’usine.

Pour l’armée américaine, la source Tangui reste l’eau minérale la plus sûre qu’il soit sur le marché camerounais et africain, d’où le renouvellement de son contrat avec la Société des eaux minérales du Cameroun  en mars 2018. Comme quoi, la source Tangui  reste à la fois la plus expérimentée  la plus recommandée et de loin la plus appréciée.

Didier Ndengue de retour de Mbanga                 
Lire aussi : Fonds de guerre : les sécessionnistes font mousser la pression sur la SABC
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