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Exposition : “God is a black woman”, l’hommage qui embellit l’Institut Francais de Douala

La création originale de Guy Kouekam a été présentée au grand public le mardi 27 novembre 2018.

La création originale de Guy Kouekam a été présentée au grand public le mardi 27 novembre 2018.

Il avait carte blanche pendant cinq nuits. Aucun surveillant ne rodait autour de lui pour superviser son boulot car le top management avait totalement confiance en lui. Encore qu’il bossait uniquement tard, quand il n’y avait personne à l’Institut Français du Cameroun, antenne de Douala.

L’artiste peintre camerounais n’avait que son matériel de travail, le silence très parlant de la nuit et quelques chansons pour l’accompagner dans sa création. L’évolution était visible jour après jour. Tous les matins, le personnel de l’Institut découvrait quelque chose de nouveau sur les murs de la salle d’attente. La création originale de Guy Kouekam a été présentée au grand public le mardi 27 novembre 2018.

« Les gens se disaient, mais il y a quelque chose qui a changé sur le mur », se souvient Inès Saidani, chargée de l’action culturelle de l’IFC-Douala, toute souriante. Le vernissage de « God is a black woman » a eu lieu hier mardi. Les invités ont contemplé ces magnifiques fresques réalisées à la main par Guy Kouekam (dit Zo).

La création originale de Guy Kouekam a été présentée au grand public le mardi 27 novembre 2018.

Un « Bitchakalas » parlant

Que ce soit à la craie, au crayon ou à l’acrylique, son expression artistique est fondée sur l’intuition spontanée qu’il illustre par des motifs graphiques (pattern) rythmés dans un désordre pourtant logique. Ce labyrinthe graphique que Zo qualifie de « Bitchakalas » reflète la singularité de son imaginaire qui le caractérise depuis son enfance.

A travers cette création, l’artiste rend un hommage bien mérité à sa mère et à toutes celles qui inculquent la bonté à leurs enfants. « C’est un hommage aux femmes pour dire merci à ce que vous êtes et ce que vous faites ».

Didier Ndengue
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