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Face à l’offre de paix de Paul Biya : des extrémistes font de la résistance

Alors que la communauté nationale œuvre pour la réussite de ce grand rendez-vous, séparatistes et certains politiciens véreux font de la surenchère. Ils sont comme on dit communément au Cameroun « du sable qui gatte le tapioca. » Ce sont les éternels insatisfaits.

Alors que la communauté nationale œuvre pour la réussite de ce grand rendez-vous, séparatistes et certains politiciens véreux font de la surenchère. Ils sont comme on dit communément au Cameroun « du sable qui gatte le tapioca. » Ce sont les éternels insatisfaits.

Depuis l’annonce du « Grand dialogue national », ceux-ci font tout pour gâcher le rendez-vous. Néanmoins, la communauté nationale et internationale est déjà au four et au moulin pour la réussite du « Grand dialogue national » prévu à la fin du mois en cours. Le jour dit est dans moins de trois semaines. Comme le veut Paul Biya, le président de la République, c’est le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui pilote les assises. Pour Akere Muna, le leader du Mouvement Now, il faut que ce « dialogue soit inclusif ». Il a lancé un appel aux membres de la société civile, aux syndicats, et aux partis politiques de l’opposition, pour qu’ils puissent fédérer leurs positions. « Notre avenir est entre nos mains et le dialogue national est le meilleur moment pour nous en approprier », explique-t-il. Le « Grand dialogue national » a également reçu une adhésion massive de toute la communauté internationale. De l’Onu, à l’Union africaine, en passant par la Francophonie, le Commonwealth, la Ceeac,… Paul Biya est félicité au plus haut niveau pour cette initiative.

Radicalisme

Toutefois, la démarche du Chef de l’Etat engendre des grincements de dents chez certains Camerounais de l‘intérieur et de l’extérieur. Dans un direct Facebook, une dame qui se présente comme militante du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), en appelle au désordre total au Cameroun. Elle promet de rendre le pays ingouvernable en cas de condamnation de son leader, Maurice Kamto, détenu à la prison centrale de Yaoundé. « Nous allons libérer ce peuple, nous allons libérer tous les prisonniers et nous allons reconstruire ce pays ensemble. Les prisonniers seront nos futurs militaires du Cameroun. Tous les prisonniers, les condamnés à mort. Nous allons vous financer, allez kidnapper Atanga Nji. Il faut tout casser et brûler », vocifère cette dernière.

Dans le même temps, Tiriane Balbine Noah, la 2e vice-présidente du Mrc, dans un communiqué publié au lendemain de l’adresse du président Paul Biya, encourage l’idée d’un dialogue, non sans s’inquiéter du « délai de préparation pour une organisation efficace de celui-ci ».

Du coté des séparatistes anglophones, il y en a qui veulent aller sur la table du dialogue, pendant que d’autres rejettent catégoriquement cette idée que la communauté internationale approuve pourtant. Dans un communiqué repris par l’Agence Cameroun presse (Acp), une dizaine de sécessionnistes s’oppose à l’offre de paix de Paul Biya.

Rappelons que les instances internationales et régionales ont appelé toutes les parties prenantes à saisir cette main tendue pour se regarder les yeux dans les yeux en toute franchise.

Didier Ndengue
Lire aussi : Grand dialogue national : la communauté internationale en rangs serrés derrière Paul Biya
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