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Immigration clandestine : 200 Camerounais en situation irrégulière en Belgique

Ce chiffre, enregistré en 2018, a été dévoilé hier vendredi au cours d’une conférence de presse à Douala.

Ce chiffre, enregistré en 2018, a été dévoilé hier vendredi au cours d’une conférence de presse à Douala.

Ce vendredi 15 mars, Vincent Bodson, le consul de Belgique au Cameroun est face aux journalistes de la capitale économique. Son échange porte sur deux points majeurs : promouvoir la destination belge et décourager par la même occasion les clandestins qui envisagent s’y rendre sans moyens financiers nécessaires ou raisons valables.  Sur le premier point, on notera que 30% de demandeurs de visas au Cameroun pour la Belgique sont des étudiants.

L’ambassade informe qu’elle a délivré 4427 visas aux Camerounais l’année dernière sur plus de 7000 demandes introduites. Ce chiffre comporte 739 étudiants. L’étude de leurs dossiers se déroule à Campus Belgique, qui ouvre ses portes (pour l’année scolaire 2019-2020) au mois d’avril à Yaoundé. Un point d’honneur est mis sur les étudiants « exemplaires ».

« En plus de cela, il y a d’autres conditions telles qu’une inscription ou admission en qualité d’étudiant régulier, délivrée par un établissement d’enseignement supérieur organisé, reconnu ou subsidié par les pouvoirs publics belges, des ressources financières suffisantes et un certificat médical », souligne Vincent Bodson. A l’ambassade de Belgique sis au quartier Bastos dans la capitale camerounaise, des facilités d’obtention des visas sont en nette amélioration. Si les délais de traitement des dossiers sont longs, c’est « parce qu’on a beaucoup de demandes » précise le diplomate.

Dans ces nombreuses demandes, il y a des dossiers qui sont remplis de faux, selon lui. Ceux-ci sont rejetés sans hésitation. L’obtention du précieux sésame n’est pas une mince affaire. Avant de recevoir le visa, « on se rassure que la personne a des moyens financiers pour ne pas se retrouver dans une situation précaire une fois surplace», explique Marlies Elebaut, en fonction à  l’Office des étrangers à Bruxelles.

S’il y a fuite de cerveaux, il est aussi à noter que plusieurs compatriotes quittent clandestinement le Cameroun pour aller chercher de meilleures conditions de vie dans ce pays européen. Marlies Elebaut fait savoir qu’environ 200 Camerounais en situation irrégulière ont été arrêtés en 2018 dans son pays. Le sort réservé à ces sans-papiers dans les mailles de la police belge n’a pas été dévoilé par la fonctionnaire de l’immigration au cours de la rencontre de Douala. Mais on sait, à partir d’un document de l’ambassade de Belgique, que « lorsqu’un Camerounais est arrêté à l’ occasion d’un séjour irrégulier, il reçoit un ordre de quitter le territoire ». S’il ne le fait pas, ajoute-t-on, « il peut être détenu dans un centre de détention ». L’Office des étrangers peut également imposer une interdiction d’entrée de plusieurs années. Pendant cette période, il ne peut pas entrer ou séjourner dans l’Union européenne.

Didier Ndengue  

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