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J’ignore le rôle d’un député junior au Cameroun

Leur session parlementaire s’ouvre le 26 juin prochain. Jusqu’ici, j’ai l’impression que c’est du folklore.

Leur session parlementaire s’ouvre le 26 juin prochain. Jusqu’ici, j’ai l’impression que c’est du folklore.

J’en ai déjà vu quelques uns abordant l’écharpe tricolore. Ils marchaient fièrement, tête haute comme des vrais élus de la nation. J’étais ému et stupéfait en même temps. J’ai d’abord cru que l’écharpe était juste un cadeau des responsables de leurs écoles, avant d’être recadré par mon voisin de table : « Didier, ce sont de vrais députés de la nation hein, donc si tu t’amuses, le petit là peut te coffrer ». J’ai éclaté de rire, avant de me ressaisir : « Ils servent même à quoi ces petits ? Ils peuvent influencer quelle décision dans ce pays ? »

N’ayant pas obtenu de réponse à mes multiples interrogations, je me suis mis à fouiller sur le net pour en savoir d’avantage sur ces jeunes honorables. Je me suis rapproché de l’un d’eux pour savoir comment le recrutement se fait dans leur milieu. Il m’apprendra que leur sélection se fait sous l’égide du ministère de la Jeunesse. Ils sont élus à la majorité simple des voix par leurs pairs et doivent au préalable battre campagne. Donc pour être un député junior, il faut avoir de bonnes notes à l’école.

Durant leurs assises pilotées par le bureau des parlementaires Espérance Jeunesse, ils réfléchissent en présence des députés seniors sur les problématiques de la jeunesse. Sauf qu’ils ne votent pas les projets de loi. Ce qui signifie que leurs « propositions ne sont pas directement implémentées », confient quelques députés juniors rencontrés. C’est à cause d’un tel témoignage que je ne connais pas réellement leur rôle et importance dans la marche de notre pays. « C’est du folklore », affirme un « bébé » honorable. Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que ce cinéma va  se reproduire le 26 juin au Palais des Verres de Ngoa Ekelle, au cours de leur session parlementaire.

Didier Ndengue
Lire aussi : Cavayé Yeguié Djibril : « oui à l’accompagnement et non à l’ingérence »
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1 Comment
  • Josue Salvo
    5 juillet 2019 at 19 h 22 min

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