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Joseph Kabila : le dernier message d’une légende vivante

Il s’en va tête haute après avoir organisé des élections historiques. Le président sortant laisse derrière lui une RDC solide et convoité.

Il s’en va tête haute après avoir organisé des élections historiques. Le président sortant laisse derrière lui une RDC solide et convoité.

A la veille de la cérémonie de passation de pouvoir à son successeur Félix Tshisekedi, Joseph Kabila s’est adressé pour la dernière fois à son peuple en tant que chef de l’Etat mercredi. Dans un ton rassurant, digne d’un soldat, il a brossé le bilan de ses 18 ans de règne. Arrivé à la magistrature suprême dans un climat chaotique, le jeune président se réjouit de laisser un pays démocratique et souverain. « La RDC était minée par une activité économique déclinante, une inflation galopante, et une dette extérieure insoutenable,…ravagée par des conflits armés aux conséquences incommensurables », se souvient-ils. A l’époque, la RDC était au bord du gouffre. Il fallait en urgence une thérapie de choc pour arrêter sa descente aux enfers « et créer les conditions d’un sursaut salutaire ».

Joseph Kabila rappelle dans son discours que sa population était « traumatisée par des décennies de dictature ». En 18 ans de pouvoir, « nous avons beaucoup fait, sans prétendre avoir tout fait », se félicite Kabila fils. En dépit des actions néfastes et résolutions des ennemis du peuple congolais, « je n’ai jamais trahi mon serment ». Sa détermination n’a jamais faibli, beaucoup d’obstacles ont été franchis, de bonnes choses accomplies.

La RDC a eu une diplomatie agissante sous Kabila. Des reformes institutionnelles courageuses au rang desquelles la décentralisation et la récente révision du code minier. Sans oublier une politique monétaire et une gestion des finances publiques rigoureuse. Grosso modo, son acharnement pour la bonne gouvernance a conduit à la stabilisation de l’économie.

les drands défis du successeur

Le 30 décembre 2018, les Congolais sont allés aux urnes pour élire leur président de la République, les députés nationaux et leurs représentants dans les assemblées provinciales. Ces élections ont été intégralement financées par le gouvernement de la RDC dans le but de barrer la voie à l’ingérence étrangère. « La souveraineté nationale, l’indépendance de notre pays et la dignité de notre peuple n’ont pas de prix », soutient l’ancien président.

Le mandat de Kabila se termine au moment où s’enracine « la vision d’un grand Congo, libre et démocratique ». Pour en découdre une fois pour toute avec les ennemis de son pays, Joseph en appelle a une grande coalition de toutes les forces progressistes contre les forces prédatrices, « qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles, sans contrepartie pour nos enfants, et petits enfants », insiste celui qui a tenu tête aux occidentaux jusqu’à son départ. « Coalition pour défendre y compris au prix du sacrifice suprême, l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays », ajoute-t-il.

Le Congo revient de loin. Il repose désormais sur des bases solides. Kabila s’est également adressé à la jeunesse, qu’il considère comme l’avenir du pays. Face aux difficultés de la vie, à l’angoisse et au doute, elle doit toujours se souvenir « que rien n’est impossible à celui ou celle qui croit en Dieu, en son pays et en lui-même. A celui qui ose entreprendre et qui cultive la discipline personnelle et l’effort en groupe… ». C’est par ces mots remplis de sagesse qu’il remet les clés du palais de la nation à Félix Tshisekedi.

Didier Ndengue  
Lire aussi : RDC : Félix Tshisekedi, le big boss
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