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Joseph NGUEFACK–SONKOUE : « l’environnement politico–économique doit être favorable aux entreprises, aux investisseurs locaux et étrangers »

Pour toute revendication, chacun devrait se demander s'il a lui-même fait ce qu'il fallait. Quel était le plan stratégique? Qu'a t'il fait pour pouvoir s’assurer de bons résultats, « la victoire »?

Lire l’intégralité de la réflexion du président de l’ONG Afriboom sur la situation qui prévaut au Cameroun.

Le scrutin du 07 octobre 2018 marquera à jamais l’histoire du Cameroun. La révolution démocratique actuelle pousse à la conscience et à la définition de l’individu camerounais. Le chaos brusque et inattendu peut être légitime, mais devrait très vite faire place au patriotisme, au bien-être et à l’intérêt général. Le véritable objectif ne se définit pas dans des intérêts individuels, mais prend son sens dans la considération du facteur minimum. C‘est pour les plus faibles maillons et la nation tout entière que chacun doit se responsabiliser. C’est en ce groupe, que nous allons reconnaître notre qualité de vie relevée ou constater la pauvreté et la dégradation.

Pour toute revendication, chacun devrait se demander s’il a lui-même fait ce qu’il fallait. Quel était le plan stratégique? Qu’a t’il fait pour pouvoir s’assurer de bons résultats, « la victoire »? Chaque Gouvernement sur cette terre met tout en œuvre pour se maintenir au pouvoir, même si cela doit durer 100 ans. Les challengers ne devraient pas croire qu’il serait évident d’inverser la donne.

Cette qualité, à la mesure de la démocratie naissante africaine, bien que spectaculaire pour le Cameroun, n’aurait sue attendre deux jours des échéances électorales pour se faire ressentir, mais au minimum une à deux périodes législatives.

Chacun doit reconnaître ses fautes. Le parti au pouvoir et l’opposition doivent se regarder dans les yeux.

Il serait irresponsable, antipatriotique de faire endosser les conséquences par le peuple parce que des responsables n‘ont pas bien fait leur job! Mais le Cameroun va sortir grandi de cette expérience, chacun doit remettre ses bases à jour, essayer de convaincre l’électorat!

Le Cameroun doit faire preuve de maturité. Nous vivons une phase exceptionnelle mais pas unique. On doit apprendre des expériences des autres Etats du monde, et d’Afrique en particulier. Nous avons entraîné nos jeunes au vite fait, au moindre effort, et au manque de patience. L‘opinion internationale nous a emballés dans l’immobilisme des aides et d’attentismes. Malgré l’intelligencia africaine, nous ne connaissons plus le travail, le dur labeur, l‘endurance, la perpétuelle remise en question, mais surtout on oublie la patience et le travail sur le long terme.

Lorsqu’on planifie stratégiquement, on définit mieux l’opérationnel et le moyen terme. Ni le parti au pouvoir, ni l‘opposition n‘a bien travaillé. Organisez vous pour préserver la paix et la sérénité.

L’entrepreneuriat constitue l’ossature du développement économique, la création d’emplois, la lutte contre la pauvreté, la croissance, l’amélioration des conditions de vie sont les véritables défis de l’heure. C’est l’heure de la transformation en Afrique! Le Cameroun doit sur ce plan, finaliser les projets structurants et lancer la véritable ère de l’industrialisation. C’est elle qui va apporter l’emploi en masse dans la transformation des matières premières locales. Le « Made in Cameroon » doit devenir visible et exprimerait le changement positif et structurel du niveau de vie des populations.

Quels sont les moyens fonctionnels mis en place pour donner de l’espoir aux jeunes pour leur permettre de lire leur destinée d’abord dans leur pays? Quelles chances sont offertes à l’épanouissement de la femme et son insertion et intégration dans le monde de l’emploi et de l’entreprenariat? Dans quel dynamisme voulons-nous atteindre une possible émergence?

Le Cameroun doit se positionner par rapport à la compétitivité internationale et prendre une place de choix dans les destinations à bons risques. La sollicitation à l’investissement est grandissante et encore largement sous exploitée.

L’environnement politico–économique doit être favorable aux entreprises et investisseurs tant locaux qu’étrangers. Il serait regrettable d’enfoncer encore plus le pays dans une crise politique et créer l’incertitude qui agrandirait les risques d’investissements et un désengagement entrepreneurial possible généralisé. J‘en appelle à chaque citoyen, à la solidarité, la conscience personnelle, à chacun de se demander s’il a bien fait son job! Comment entend-il s’y prendre dès maintenant pour escompter de meilleurs résultats!

Nous en appelons à la paix, atout favorable à l’investissement, la prospérité, le développement durable, la protection des biens et des personnes, oui aux débats! Non aux dégâts!

Vive le CAMEROUN!!! Vive l’AFRIQUE!!!

Dipl. Betriebswirt(FH) Lwanga Joseph NGUEFACK–SONKOUE
AFRIBOOM e.V. — GERMAN–AFRICAN BUSINESS FORUM

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