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La proie devenue chasseuse (3e partie)

Ntara nous dit comment entretenir nos relations amoureuses.

Vous avez été nombreux à réclamer la suite de mon histoire. Après quelques mois d’absence me voici de retour avec cette aventure qui retourne les tabous.  Parce que oui j’ai cru lire quelque part que j’écrivais de la pornographie. C’était dans le coup de gueule de Ntara. Je tiens juste à lui rappeler que le sexe c’est la chose la plus belle qui existe. Et désolé pour lui s’il n’est pas créatif et qu’il manque d’imagination. Parce que sans vouloir le vexer même si je m’en fous royalement qu’il le soit, ses textes sont quelconques. A chaque fois que je le lis j’ai une impression « de déjà vu, et déjà entendu ». J’ai envie de croire qu’il a les histoires de sa petite vie à coucher sur du papier mais c’est dommage qu’il le fasse si mal. Loin de moi l’idée de lui donner une leçon d’écriture mais il faut qu’il sache ce Ntara qu’on ne s’attaque pas à Pheno au risque de se prendre un mur en plein visage. Ce n’est pas que parler de Ntara m’intéresse mais nous avons mieux à nous dire. Pour ceux qui ont commencé l’aventure, voici la suite de mon l’histoire.

Je sors de chez Dylan les larmes pleines dans les yeux. Je n’ai qu’une seule envie, c’est de rentrer pleurer sous mes draps. Mais il faut que je raconte d’abord ma mésaventure à IRIS. J’empreinte alors un taxi qui me dépose à son entrée. J’avais à peine franchi le seuil de la porte que mes larmes se remirent à couler tel un volcan en ébullition.  J’avais de la peine à voir.

IRI : que se passe t-il ma belle ? Qu’est ce qui te met dans cet état ? Ne me dis pas que c’est DYLAN ?

D’un air intrigué, je la regarde en me demandant comment fit-elle pour savoir que c’était une peine de cœur. On dirait qu’elle lit en moi comme un livre ouvert.

MOI : oui c’est lui

IRIS : que s’est-il passé ? Raconte-moi

MOI : tu te souviens de notre conversation de la dernière fois lorsque tu me demandais si on l’avait fait ?

IRIS : oui je m’en rappelle très bien, tu m’avais d’ailleurs dit que tu attendais le bon moment

MOI : ehhhh bien le bon moment c’était hier

IRIS : quoi ?

MOI : oui on a fait l’amour hier comme des fous et c’est là ou mon cauchemar commence

IRIS : comment ça ?

MOI : nous l’avons fait dans sa chambre et c’était un bon moment. Il m’a bien traité avant, pendant le rapport et après il ne m’a même pas raccompagné parce que soi-disant il était trop fatigué tu t’en rends compte ?

IRIS : le salaud

MOI : tiens-toi bien ce n’est même pas le pire dans l’histoire. Comme je suis partie fâchée, monsieur a voulu se faire pardonner aujourd’hui. Il est venu à la maison avec la chaussure que je voulais depuis et il m’a fait retomber dans ses bras. Nous sommes repartis chez lui et nous avons encore fait l’amour.

IRIS : et c’est ça qui te met dans cet état ?

MOI : bien sûr que non. C’est l’arrivée d’une certaine SONIA qui prétend être sa petite amie qui m’a bouleversée. Elle a fait un vrai scandale dans la maison de ses parents m’ont traité de pute, de petite fille.

IRIS : et qu’as-tu répondu

MOI : rien je me suis mise à pleurer tellement j’avais mal au cœur. J’ai repensé à la fois où tu m’as dit qu’il n’est pas sérieux. J’aurai dû t’écouter IRIS maintenant je suis dans de sales draps.

IRIS : calme-toi ma belle laisse-moi t’apporter un verre d’eau et une aspirine pour te calmer un peu.

J’avais à peine avalé cette aspirine que je me sentais déjà mieux, prête à en découdre avec SONIA. Mais mon amie était là pour me réconforter et calmer les zestes de faux courage qui montaient en moi. Après avoir parlé pendant des heures, je décide de rentrer à la maison retrouver le confort de mon lit. J’arrive à la maison et qui vois-je installé confortablement dans le salon entrain de parler avec ma mère ? Mon cher DYLAN. Pour que ma mère n’est aucun soupçon je me comporte comme si rien ne s’était passé car elle aimait beaucoup DYLAN et chaque fois qu’il y’a un souci entre nous elle rejette toute la faute sur moi comme s’il était son fils.

MOI : bonsoir maman, salut DYLAN

Sur un ton autoritaire elle me répond

MAMAN : mais ou étais-tu passé depuis, DYLAN t’attend depuis des heures ?

MOI : j’étais chez IRIS et DYLAN le savait et en plus il ne m’a pas appelé pour me dire qu’il allait passer ici à la maison

DYLAN : maman ne t’inquiète pas maintenant qu’elle est arrivée nous pourrons parler. Alors comment tu vas ?

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Je voulais lui arracher les yeux. Ma colère était encore là. Sur le chemin du retour je m’étais juré de ne plus lui parler et surtout de ne plus l’aimer autant. Mon vœu était sincère car mes paroles étaient remplies de haine et de colère surtout quand je pensais à la manière dont je m’étais donnée à lui. J’étais entière sans aucune retenue. Chaque baisé que j’avais posé sur ses lèvres, et chaque caresse, venaient de mon cœur. J’en avais envie parce que je l’aimais et je lui faisais confiance. Mais il m’a trahi. Tout mon monde vient de s’écrouler. Une relation construite pendant deux ans et demi qui part en fumée. Vous allez me dire que ces années ne sont pas significatives car il y’en a qui font dix ans et qui se séparent. Pour ma part c’était la première relation que j’avais et qui allait aussi loin surtout en matière de sexe. C’était le premier homme de ma vie.

MOI : tu veux encore quoi ? Lui dis-je en sanglotant

DYLAN : que tu me donnes une chance de t’expliquer ce qui s’est passé avec SONIA

MOI : je t’écoute, sors-moi un mensonge comme à ton habitude

DYLAN : je reconnais que de ce côté-là je n’ai pas toujours été très honnête avec toi mais c’était à cause de cette abstinence forcée auquel tu m’avais soumis sachant que j’étais sexuellement actif. Je sais que ça ne justifie pas mon acte mais je tiens à te faire savoir mes motivations. Je te demande pardon je n’ai jamais voulu te faire souffrir et je regrette amèrement. Je veux cependant que tu gardes en tête que je t’aime et que tu es l’amour de ma vie.

Pendant qu’il vomissait toutes ces paroles, j’avais l’impression d’être dans un film dans lequel les acteurs disent leur texte sans sourciller. Je me ressaisis et j’arrête de pleurer car je compris dès cet instant que j’avais à faire à un briseur de cœur qui ne m’apportera rien de bon.

MOI : sur un ton bien calme, j’ai compris ce que tu as dis et moi aussi je t’aime de tout mon cœur et sache que tu es l’amour de ma vie. Je sais que je t’ai aimé, je t’aime encore et je t’aimerai toujours quoi qu’il arrive. Je veux bien que tu intègres sans autre forme de procès que c’est fini entre nous et que quelque soit les actions que tu pourras mener pour me reconquérir n’auront aucun effet.  J’ai eu toute la journée pour réfléchir à ce qu’il y a entre nous et je trouve qu’il est temps que tu retrouves ta liberté.

DYLAN : ne parle pas comme ça mon amour tu sais que je t’aime

MOI : oui je le sais et toi aussi tu sais que je t’aime mais il me sera désormais impossible de vivre une relation avec une personne à qui je ne fais plus confiance. Tu me connais et tu sais que si je le pouvais je le ferai mais il m’est impossible de vivre dans ces conditions.

Pendant que je lui explique ma théorie d’un amour impossible entre nous, une larme tombe sur sa joue signe de son état de tristesse

MOI : ne pleure pas car je n’aime pas te voir triste, ce n’est pas la fin du monde et puis comme ça tu pourras retrouver ta SONIA

DYLAN : ne parle pas comme ça stp

MOI : je parle comme je veux, d’ailleurs il faut que tu partes

Je n’aurai jamais pensé dire des paroles aussi dures à cet homme que j’aimais et que je désirais. C’était dur de le faire mais il me fallait une bonne dose de courage pour le faire sortir de ma vie. Il se lève et va dire au revoir à ma mère. Elle ne m’a posé aucune question ce soir-là, je crois qu’elle avait entendu notre conversation. Une conversation qui a été déterminante dans la suite de mon histoire avec DYLAN. Je n’étais plus la même après ce soir-là. Les journées se succédaient, les nuits tristes aussi, rien n’avait plus de goût. Il m’appelait et je ne répondais pas, je n’avais aucune envie de l’entendre me raconter ses histoires à dormir débout, c’était trop pour moi. Après trois mois de mélancolie je décidais de me lever et sortir de mon trou. Plus jamais de pleurs, ni de tristesse pour un homme, plus question de permettre à qui que ce soit de me faire souffrir. J’étais désormais une lionne et plus un agneau. Adieu la gentille fille sage et polie que vous avez connu la proie est devenue la chasseuse. Vous allez sans doute penser que c’était un signe de faiblesse que de me braquer dès la première trahison et la première rupture, moi aussi je l’ai pensé mais il était trop tard. J’avais déjà donné des recommandations strictes à mon cœur par rapport aux hommes et il n’était pas question de s’en détourner. Mon territoire de chasse n’était pas circonscrit. J’étais réceptive à toute proposition alléchante qui me tombait sur la main. On dit qu’il y’a des femmes faciles ? J’ai envie de dire que non les plus facile ce sont les hommes.

Phéno
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