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L’Onu étouffe !

Certaines grandes puissances quittent ses institutions spécialisées, d’autres les ferment carrément ou refusent de se faire infantiliser par ses responsables.

Certaines grandes puissances quittent ses institutions spécialisées, d’autres les ferment carrément ou refusent de se faire infantiliser par ses responsables.

Plusieurs institutions spécialisées de l’Organisation des Nations unies (Onu) ne font plus rêver beaucoup de pays dans le monde. Jadis considérées comme des sapeurs pompiers par certains naïfs, elles dévoilent progressivement leur coté pyromane. Dans les pays des hommes intègres, les réactions des dirigeants aux nombreuses indignations de ses responsables ne se font plus attendre. Le gouvernement d’Emmanuel Macron l’a encore confirmé hier en répondant sèchement au Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Onu, qui a réclamé une « enquête approfondie » sur les violences policières commises sur les Gilets Jaunes pendant le début de leurs manifestations.

De façon coordonnée et sans langue de bois, le Premier ministre Edouard Philippe et ses collègues du gouvernement ont fait savoir à Michelle Bachelet qu’ils n’ont pas « attendu l’Onu » pour ouvrir les enquêtes, tout en soulignant qu’en « France, on a un État de droit ». Une façon de dire à cette institution que les dirigeants français, qui recherchent des solutions durables à leur crise, n’ont pas besoin d’elle pour régler leurs problèmes.
Au Burundi, le gouvernement a poussé le bouchon plus loin en fermant le bureau des Droits humains de l’Onu à Bujumbura, après 23 ans dans ce pays. Le départ de l’organisation onusienne de ce territoire est la réponse à un rapport de l’équipe d’experts de l’Onu fortement critiqué par le gouvernement, qui avait suspendu toute coopération avec le Bureau des droits e l’homme de l’Onu en octobre 2016.

Les plus radicaux

Si en France et au Burundi, on prend des positions très peu radicales, aux Etats-Unis et en Israël, on met fin aux relations avec l’Unesco, une autre structure spécialisée de l’Onu en charge de l’éducation dans le monde. Ces deux pays n’ont pas supporté la position « anti-israélienne » de l’Unesco, qui, selon le Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou, était devenue « un théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver ».

Il faut noter qu’au Venezuela, le président Nicolas Maduro a refusé l’aide humanitaire des Etats-Unis, prétextant que c’est la première étape avant l’entrée en scène des opérations militaires. En principe, Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’Onu devrait aussi manœuvrer pour que le Venezuela ne brûle pas, sachant bien que son institution en charge des refugiés (Hcr) par exemple, n’a plus assez de moyens pour secourir tous les réfugiés que cette crise pourrait accoucher.

Didier Ndengue
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