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Paul Biya : l’obsession du dialogue

Le Président de la République, S.E. Paul BIYA, s’est illustré de fort belle manière avant la célébration de la 47ème édition de la Fête nationale du 20 Mai. En publiant dans ses comptes Facebook et Twitter une série de réflexions sur l’unité nationale, la paix sociale, l’amour de la patrie, le pardon, etc, le Chef de l’Etat a une fois de plus démontré qu’il est le nocher qui tient avec assurance le gouvernail du Cameroun. A l’heure où les réseaux sociaux rythment notre quotidien, ce type de messages s’ouvre directement au citoyen et favorise le dialogue à travers un espace propice au débat.
Par Samuel Mvondo Ayolo, Directeur du Cabinet civil de la Présidence de la République

Le Président de la République, S.E. Paul BIYA, s’est illustré de fort belle manière avant la célébration de la 47ème édition de la Fête nationale du 20 Mai. En publiant dans ses comptes Facebook et Twitter une série de réflexions sur l’unité nationale, la paix sociale, l’amour de la patrie, le pardon, etc, le Chef de l’Etat a une fois de plus démontré qu’il est le nocher qui tient avec assurance le gouvernail du Cameroun. A l’heure où les réseaux sociaux rythment notre quotidien, ce type de messages s’ouvre directement au citoyen et favorise le dialogue à travers un espace propice au débat.

L’objectif visé par le Président de la République était vraisemblablement de captiver l’attention des compatriotes, afin de leur transmettre des valeurs pour créer et renforcer le sentiment national, dans un esprit de solidarité et de communion fraternelle. Mieux, de faire prendre conscience des enjeux pour l’avenir de ce pays et, surtout, de rappeler à la mémoire collective le sens de l’engagement patriotique. L’interaction avec les Camerounais est un signe de familiarité d’un homme d’Etat toujours plus accessible, persuadé que le débat et l’argument constituent en démocratie une ressource essentielle dans la représentation collective du rapport de l’Etat et à la Nation.

Dans la marche de notre société, Paul BIYA s’est toujours singularisé par la recherche obsessionnelle d’une solution apaisée aux conflits, marquée à la fois par la modération, la lucidité et la finesse d’analyse d’un dirigeant clairvoyant. Sa quête permanente du consensus passe inéluctablement par une écoute assidue des signaux provenant du peuple. Bien entendu, il ne s’agit pas de faire concurrence aux institutions représentatives de l’Etat ou même aux différents corps d’élite, ni de donner raison à quelques minorités surexcitées et déboussolées, encore moins à des lobbies de mercenaires, mais davantage de multiplier les capteurs sociaux qui permettent de déblayer le processus décisionnel.

Le sens du dialogue est donc permanent dans sa démarche politique. Pour rappel, le Président de la République a reçu, le 6 juin 2014 à Yaoundé, des mains de l’ancien Président sud-africain Thabo Mbeki, le Prix de l’Union Panafricaine des Avocats pour « la résolution pacifique des conflits », consacrant l’habileté avec laquelle il a conduit le différend frontalier Cameroun-Nigeria. Cette récompense faisait elle-même suite à un concert de félicitations à lui adressées à travers le monde pour la gestion magistrale de cette affaire. En accueillant cette distinction, le Chef de l’Etat avait tenu ces propos qui restent d’une brûlante actualité : «Il a été démontré que le recours à la force pose plus de problème qu’il n’en résout. La paix par le droit est donc possible. A condition toutefois que la force cède le pas devant le droit.»

Au déclenchement des accès d’agitation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le Président Paul BIYA a instruit la mise en place d’un comité interministériel chargé de dialoguer avec les syndicats d’enseignants grévistes. Le même esprit de dialogue a prévalu avec les avocats anglophones. D’importantes décisions ont été prises pour répondre aux revendications légitimes des protestataires. Le Chef de l’Etat est même allé au-delà de ces revendications, avec des réponses supplémentaires qui s’ajustent continuellement.

Pour bien montrer son attachement au dialogue inclusif et durable, le Président Paul BIYA a créé le 23 janvier 2017, la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme. Cette institution, à pied d’œuvre depuis lors, a pour mission de promouvoir le bilinguisme et le multiculturalisme « dans l’optique de maintenir la paix, de consolider l’unité nationale du pays et de renforcer la volonté et la pratique quotidienne du vivre ensemble de ses populations ». Elle est évidemment ouverte aux contributions des citoyens et des partenaires du Cameroun.

Les visites du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au mois de mai dernier, ont permis de réitérer aux populations la main tendue du Chef de l’Etat aux insurgés qui n’ont rien à craindre de leur reddition. Les portes des Centres de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration leur sont ouvertes. Cette nouvelle étape du dialogue a pour finalité de dissiper les animosités, de panser les blessures d’un passé parfois brumeux, et de rapprocher les points de vue antagonistes, pour une meilleure compréhension des difficultés ou des malentendus, porteuse d’affinements significatifs des politiques de développement. Ce dialogue permanent est sans aucun doute une puissante plateforme de plaidoyer pour les populations et une source précieuse d’informations et de solutions pour le Gouvernement.

Dans son message de fin d’année en 2016, le Chef de l’Etat insistait déjà sur cette option en affirmant : « J’ai instruit le Gouvernement d’engager un dialogue franc avec les différentes parties concernées, pour trouver des réponses appropriées aux questions posées. Je les invite à participer, sans préjugés, aux différentes discussions ». Puis, Paul BIYA indiquait ce qui lui paraissait comme une ligne rouge à ne pas franchir par les insurgés et ceux qui, dans l’ombre, tiraient les ficelles de cette agitation : « Mais, ne l’oublions jamais, nous marchons sur les pas des pères fondateurs de notre pays, de nos héros nationaux, qui ont versé leur sang pour léguer à la postérité une nation unie dans sa diversité. L’unité du Cameroun est donc un héritage précieux avec lequel nul n’a le droit de prendre des libertés. Et quelle que soit la pertinence d’une revendication, celle-ci perd toute légitimité, sitôt qu’elle compromet, tant soit peu, la construction de l’unité nationale.»

A l’instar de nombreuses Organisations internationales, des pays amis et de tous les épris de paix qui ne cessent d’apporter leur soutien à notre pays dans cette douloureuse épreuve, nous sommes persuadé que le dialogue, présenté sous toutes les formes, retourné dans tous les sens par le Chef de l’Etat, reste et demeure la seule issue crédible que souhaitent les Camerounais à la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais ce dialogue, entamé depuis le début des troubles, doit se poursuivre dans la sérénité, le respect des institutions républicaines et de ceux qui les incarnent. Personne n’a le droit de dicter sa perception ou sa vision au Cameroun. Que se poursuive donc le dialogue. Et, vivement, que s’ouvrent les cœurs, se délient les langues et se taisent à jamais les armes !

Éditorial paru dans le magazine  »Le Temps des Réalisations »  du mois de Juillet 2019

 

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