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Santé publique : Manaouda Malachie face aux vieux démons du libertinage

Alors que le ministre de la Santé publique est engagé dans une croisade contre les structures médicales illégales, le docteur Guy Sandjon, président de l’Ordre national des médecins du Cameroun lui rappelle les limites de la loi.

Alors que le ministre de la Santé publique est engagé dans une croisade contre les structures médicales illégales, le docteur Guy Sandjon, président de l’Ordre national des médecins du Cameroun lui rappelle les limites de la loi.

Depuis sa nomination par le président de la République, Paul Biya, le ministre de la Santé publique est au front. Il veut construire un système sanitaire fiable. Pour y parvenir, le Dr Manaouda Malachie s’est engagé, depuis sa prise de fonction, dans un vaste programme de contrôle de toutes les structures sanitaires du Cameroun. Toutes passent au scanner du patron de la santé, qui donne des ultimatums à celles qui ne sont pas encore en règle et ferme celles qui manquent de professionnalisme.

Si sa démarche est louée par l’ensemble de la population et les patients, qui poussent un ouf de soulagement depuis son arrivée à la tête du ministère de la Santé publique, au sein de l’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc), elle ne semble pas faire l’unanimité. La sortie du Dr Guy Sandjon la semaine dernière parle d’elle-même. Dans une note parvenue à notre rédaction, le président de l’Onmc rappelle que le regroupement qu’il préside attire l’attention du ministère de la Santé « sur le fait qu’il y a une cote d’alerte qui a été atteinte ». En 2017, poursuit le président de l’Ordre, il y avait au minimum 34000 structures illégales au Cameroun. « C’est dans ces structures clandestines qu’on trouve toute la panoplie de la mal-pratique sur le plan médical », constate Dr Guy Sandjon. Le président de l’Ordre encourage la croisade contre les structures médicales illégales, mais qualifie quand-même la stratégie du patron de la santé de « théâtre ».

Par voie médiatique, Dr Sandjon dit avoir appris que Dr Manaouda, au cours de l’une de ses descentes surprises, a demandé les documents de création et d’ouverture à certains responsables de centres médicaux de la ville de Douala. Dr Guy Sandjon rappelle au ministre que la loi numéro 90/36 du 10 août 1990 n’exige aucun de ces documents aux médecins.

Didier Ndengue
Lire aussi : Douala : Dr Manaouda Malachie opère des centres de santé sans gants

 

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