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Stéphane Akam, le coup de cœur de la Journée internationale de la musique 2019

Le jeune artiste musicien Camerounais bénéficie d'une attention particulière de l'Institut français de Douala pour le concert live de ce samedi 22 juin.

Le jeune artiste musicien Camerounais bénéficie d’une attention particulière de l’Institut français de Douala pour le concert live de ce samedi 22 juin. 

« C’est  l’enfant  de la maison ».  Tout le monde ici le sait. Quand il arrive, on déroule le tapis rouge. On était loin d’imaginer que cette marque d’attention pouvait aller aussi loin. Au point de mettre tout le personnel d’accord sur le talent impressionnant de Stéphane Akam. De toutes les façons, la chargée de l’action culturelle, la directrice de l’Institut français de Douala et tout leur staff ont décidé de faire de ce jeune artiste musicien montant, leur coup de cœur de la Journée internationale de la musique édition 2019.

Pour le magnifier, un podium lui est réservé ce samedi 22 juin  2019, à l’esplanade du boulevard de la liberté à Akwa pour un concert live. « Je n’en revenais pas quand je l’ai appris. Vous savez, je suis quelqu’un d’assez émotif, j’étais très content. Les mots me manquaient pour exprimer ma joie », rapporte celui qui arpente les couleurs de l’Institut français de Douala depuis quelques années déjà. Dès son entrée à l’Ifc, Stéphane Akam se fait remarquer par Amandine Sagnes, la directrice et sa collaboratrice Inès Saidani. Sous le charme de ce jeune homme, elles lui feront quelques propositions alléchantes. Sous l’impulsion de la direction générale, « je preste pour la toute première fois à l’Institut français en 2016 lors de la fête de la musique. Je fais un apéro concert en 2017. La directrice et Inès m’ont  motivé à tenir un grand concert en novembre 2018 », se souvient-il.

Une étoile montante

Ils sont deux que l’Institut français ne lâche plus des yeux. Sheno et Stéphane Akam en sont conscients. Raison pour laquelle ils comptent donner le meilleur d’eux samedi. Pour le moment, Stéphane préfère ne pas dévoiler les trois titres qu’il offrira au public. « Je ne sais pas encore exactement quels titres je vais chanter. Vous savez, j’aime surprendre. J’aime aussi improviser », prévient l’auteur de l’album baptisé « Gae-Yen », sorti en novembre 2018. Cette première livraison musicale de neuf titres est chantée à 90% en langues matrimoniales. « C’est un album introduction, qui a reçu un accueil chaleureux du public », se  réjouit-il.

Même s’il est très apprécié par la population, qui se retrouve dans ses mélodies, Stéphane Akam ne se laisse pas emporté par les applaudissements. Les yeux fixés  sur l’objectif, ce dernier travail plus pour être au top. Friand de la perfection, il est un éternel insatisfait.  « L’un de mes plus grands problèmes est que je ne me considère pas comme le meilleur. Tout ce que je sais, c’est que je ne suis jamais satisfait, même quand je suis surpris par mon rendement », explique le coup de cœur de l’Institut.

Originalité

Ce mardi matin, Stéphane Akam a eu un petit échange avec Elvis Kemayou, qu’il admire depuis sa tendre enfance. Le doyen lui a conseillé de rester lui-même, de ne pas se laisser influencer par les rythmes musicaux d’ailleurs. Le message est apparemment bien passé. « Le Cameroun a beaucoup de potentiels et une diversité culturelle très riche », constate l’artiste qui puise justement sa force dans les profondeurs des langues locales. « Mon angle d’approche est différent, c’est ce qui fait ma force. Mon gros coup de cœur, ce sont les langues camerounaises », renchérit Stéphane. Il fait un mélange d’un peu de tout et se considère tout simplement « comme un artiste qui chante ». Toutefois, son souhait le plus cher, c’est de « compter parmi ceux qui font de la world music, et du traditionnel de haut niveau », ambitionne Stéphane Akam qui a un faible pour des thèmes forts évocateurs. Notamment « l’amour, les tares de la société, la vie en communauté et la spiritualité ». En tant que coup de cœur de l’Institut français cette année, il va balader son public dans sa bulle, avec le cœur et sa voix envoûtante.

Didier Ndengue
Lire aussi : Encadrement des artistes musiciens : l’Institut français corrige les fausses notes du ministère de la Culture camerounais

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