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Transport des hydrocarbures : Total pourrait embaucher Bolloré au Cameroun

La question est sur toutes les lèvres des transporteurs routiers camerounais, qui sentent leur emploi menacé par les deux géants français.

La question est sur toutes les lèvres des transporteurs routiers camerounais, qui sentent leur emploi menacé par les deux géants français.

Le suspens plane depuis quelques jours au sein du mouvement des transporteurs routiers du Cameroun qui risquent voir le breton s’abattre comme par le passé sur le transport des hydrocarbures après les avoir pratiquement chassé de celui de l’alumine pour le compte d’Alucam du groupe Alcan et des brasseries du Cameroun pour le compte du groupe Castel. Dans la même foulée, la transnationale à capitaux français Total semble vouloir remettre ça au nom de la fraternité hexagonale, en virant tout simplement les opérateurs nationaux. Les mêmes sources affirment que l’industriel français a déjà acquiert des camions prêts à transporter les produits Total sur le territoire camerounais. Ces véhicules acquis certainement auprès de l’industrie automobile française frappée de plein fouet par la concurrence chinoise, apprend La Plume de l’Aigle, sont déjà stationnés au pack automobile de l’espace portuaire de Douala.

Pour l’instant, aucune information ne filtre dans les deux entreprises françaises. Ce qui renforce cette thèse est l’appel d’offre lancé en fin d’année 2018 par le top management de Total Cameroun. Dans cet appel d’offre, « ils exigent des choses. Ils sont pourtant conscients que les conditions y relatives ne sont pas adaptées », explique une source proche du dossier. Total exige aux transporteurs camerounais, l’achat de camions neufs « qui répondent aux normes françaises ». Pour les 13 entreprises locales concernées, « ce n’est pas possible de les respecter ». Certains de ces opérateurs camerounais sont en contrat avec l’entreprise française depuis une trentaine d’années.

Aux dernières nouvelles, les deux parties tiennent une convention siège ce jeudi 11 avril 2019 dans la capitale économique camerounaise. La réunion permettra de se regarder les yeux dans les yeux et parler de leur collaboration en toute franchise. Rappelons que Bolloré, annoncé comme pièce de rechange, ne fait pas encore dans le transport des hydrocarbures au Cameroun. Si nos informations se confirment, il roulera sur les transporteurs camerounais. « Vivement que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités en évitant ce dumping de Bolloré qui plus que jamais pointe à l’horizon sur le dos des investisseurs nationaux dont les bénéfices sont réinvestis sur place contrairement à Bolloré », exhorte un panafricaniste.

Didier Ndengue
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