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Unité africaine : le cri de cœur de Kimaany

Dans « Unity is urgent », son 4e album qui sort officiellement en août prochain, le chanteur de reggae Camerounais dénonce les maux qui freinent le développement du continent.

Dans « Unity is urgent », son 4e album qui sort officiellement en août prochain, le chanteur de reggae Camerounais dénonce les maux qui freinent le développement du continent.

Six ans ont suffit, pour façonner ce nouveau bébé. Un produit savamment pansé au Dawntown Studio de Johannesburg, en Afrique du Sud. Cette quatrième réalisation du chanteur de reggae, enregistré dans les murs de Lucky Dube est « une montagne digeste et constructive », rassure ce dernier. La version finale sera disponible sur les plateformes de téléchargement au mois d’août 2019. Ceci à quelques semaines de la sortie officielle de l’album.

Face à la presse camerounaise ce jeudi à Douala, Gaël Kimaany a présenté ce quatrième album baptisé « Unity is urgent ». Dans cet album de 13 titres, l’artiste engagé peint la société camerounaise et africaine, sous un air optimiste. En français, en anglais ou encore en ghomala, il dénonce les nombreuses tares qui minent le berceau de l’humanité. Dans la rubrique « crise sociale » par exemple, ce phénomène qui secoue plusieurs pays du continent à l’instar du Cameroun, ses textes « conscientisent les jeunes à comprendre que ce n’est pas dans la violence qu’on peut résoudre nos problèmes ».

Libre circulation

L’artiste reste convaincu que tous les problèmes peuvent trouver des solutions autour d’une table. « Si vous commencez déjà à regarder votre compatriote qui n’est pas d’accord avec vous comme un ennemi, ça ne peut pas marcher. C’est juste une guerre d’idées », rappelle l’artiste pour qui le reggae n’a plus aucun secret. Dans « Unity is urgent », le titre phare de son album, Kimaany raconte une mauvaise expérience qu’il a vécue en 2003, pendant la promotion de son 3e album en Afrique de l’Ouest, entre le Togo et le Ghana. « J’ai été maltraité par la police ghanéenne parce que je n’avais pas de visa pour entrer dans leur pays. Du coup je me suis dit, si on maltraite nos propres frères en Afrique, qu’on ne se plaigne pas qu’en Europe, on nous maltraite aussi », s’indigne-t-il, non sans appeler à l’unité de l’Afrique.

Ce message est destiné aux dirigeants du continent, qui font piétiner le projet de libre circulation continentale en cours. « Il faut penser aux enfants de l’Afrique. On doit circuler dans notre continent. Il ne doit pas avoir de problème pour passer d’un pays à un autre», insiste l’artiste musicien, qui, dans le tout premier titre de l’album rend un hommage mérité à Lucky Dube, l’un de ses pères spirituels, mort le 18 octobre 2007.

Didier Ndengue
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