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Quand j’écris sur Kamto : ils m’arrosent de coups dans mon inbox de luxe climatisé

J’ai vu des patrons des rédactions respectées dans ce pays, aller embrasser les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) après leur libération par le Chef de l’État, Paul Biya. Les mêmes sont incapables de dire un petit « merci » à travers un éditorial, au Président de la République pour son geste de magnanimité. Un acte salué par la communauté nationale et internationale.

J’ai vu des patrons des rédactions respectées dans ce pays, aller embrasser les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) après leur libération par le Chef de l’État, Paul Biya. Les mêmes sont incapables de dire un petit « merci » à travers un éditorial, au Président de la République pour son geste de magnanimité. Un acte salué par la communauté nationale et internationale. C’est un acte magnanime, sauf si on veut laisser croire aux Camerounais que Maurice Kamto et les militants de son parti ont escaladé les murs de Kondengui pour se retrouver dehors.

J’ai vu des jeunes journalistes s’exhiber sur les réseaux sociaux avec leurs champions de l’opposition. Les mêmes m’ont arrosé de coups pour avoir publié la photo de ma rencontre avec Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de la Communication, peu avant la dernière présidentielle.

Dictature journalistique

Ils sortent tous du bois quand j’écris sur leur leader. Que j’écrive en bien ou en mal, ils n’en ont rien à foutre. Leur intelligence et leur réflexion s’arrêtent net quand je poste sur leur « Messie ». Mon inbox ne respire plus. J’en profite pour inviter ceux qui saturent mon inbox après un post sur Maurice Kamto, à venir s’exprimer en public sous mes posts sur Facebook ou sur Twitter.

Tout ce qui vient de moi sur leur « Messie » est d’office noir. Or ce n’est pas ça. Je jouis encore de toutes mes facultés. Ce qui fait que je mets tous les enfants du pays, du parti au pouvoir et de l’opposition au même niveau. Quand je tire à boulets rouges sur le Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais (RDPC) ou sur les ministres, ils deviennent subitement muets et aveugles.

Ce sont les mêmes qui me disent qu’ils détestent ce régime. Je n’ai appris à détester personne moi. Je ne suis même pas prêt de le faire. La sournoiserie ne me connait pas.

Ils vont jusqu’à demander mon retrait  des forums. Mince! Des journalistes qui détestent un pouvoir en place et la contradiction. Qui veulent toujours t’interdire d’égratigner leur champion dans un texte, toi qui n’as pas de place dans ton petit cœur naïf pour haïr ce dernier. Et ils disent qu’ils sont amoureux de la démocratie. Donc la pensée unique, c’est ça votre démocratie ?

Ils me font la morale quand ils sont touchés. Ils me rappellent chaque fois que j’écris sur leur nouveau sauveur, qu’un bon blogueur ou journaliste, ne doit s’intéresser qu’aux trains qui arrivent en retard. Que c’est ce qui intéresse les lecteurs.

Curieusement, chez eux, les trains n’arrivent en retard que d’un seul coté. Celui de Biya et son gouvernement. Pour eux, celui de leur champion Maurice Kamto est toujours à l’heure. Même si le sang coule n’importe comment, même si les ambassades sont saccagées par les alliés ou les militants de celui qui fait dangereusement battre leurs cœurs, ils trouvent toujours des mots juste pour démontrer qu’il est blanc comme neige.

Quelle mauvaise foi !

Didier Ndengue
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